La maison du soleil – Taiyou no Ie

Titre original : たいようのいえ (Taiyô no Ie)
Titre français : La Maison du Soleil
Mangaka : Taamo (Twitter)
Année de création : 2010
Genre :  Shôjo, Romance, Slice of Life, Famille
Pays : Japon

Magazine de prépublication : 
Dessert
Maison d’édition japonaise : Kodansha
Maison d’édition française : Pika
Nombre de volumes au Japon : 13 (terminé)
Nombre de volumes en France : 1 (en cours)
Date de publication en France : 2017


Résumé perso :
Taiyou no Ie, c’est l’histoire de deux familles : celle de Mao Motomiya, jeune lycéenne de 17 ans ; et celle de Hiro Nakamura (vous aussi, vous pensez à Heroes ? *sbaf*), codeur débutant de 23 ans.

Mao n’a jamais été proche de sa famille, malgré tous les efforts qu’elle a fourni. Petite, elle a fait la connaissance de la famille Nakamura, les voisins d’en face, et leur maison est devenue sa « maison du soleil » (Taiyou no Ie). Mais tout s’est écroulé le jour où les parents Nakamura sont décédés suite à un accident. Les enfants ont été séparés dans la famille, seul le plus âgé, Hiro, est resté dans cette maison, et il espère un jour convaincre son frère et sa sœur de revenir vivre avec lui. L’histoire débute lorsque la nouvelle femme du père de Mao emménage avec sa fille. Mao se sent encore plus comme une étrangère, elle ne trouve plus sa place et n’a plus aucun endroit à elle. Hiro trouve la jeune fille dans un état psychologique faible, et lui propose de passer la nuit chez lui, dans cette maison où elle se sent bien, histoire de se calmer un peu. Suite à ça, le père de Mao devient encore plus désagréable et dit à cette dernière qu’elle peut rester avec Hiro, puisqu’elle se sent mieux avec lui. Pas facile pour Mao qui ne souhaite qu’une chose : trouver sa place dans sa famille… Hiro lui ouvre alors les portes de la sienne.

Mon avis :

« À l’époque, cet endroit était une maison remplie de magie – un endroit où vous finissiez par sourire, même si vous pleuriez. Assurément, un invisible sorcier devait avoir vécu ici. C’est ce que je pensais. »


Taiyou no Ie
est un titre qui m’a pas mal interpellée, sous plusieurs aspects. Tout d’abord, le titre : simple à lire et à comprendre (taiyou = soleil ; Ie = maison), et poétique. Puis les graphismes. Je suis tombée amoureuse des couvertures, j’aime beaucoup la douceur qui se dégage des illustrations couleurs et des traits de crayons. Il y a quelques imperfections parfois, mais ça donne du charme au manga. Les trames son bien posées, l’auteure n’en abuse pas et ne surcharge pas ses planches de détails trop fantaisistes. Et enfin, le thème du manga. Une histoire bien difficile à résumer (pour preuve mon résumé bien maladroit…), un ressenti sur lequel on n’arrive pas à mettre des mots… Ce manga n’est pas un simple shôjo, ce n’est pas juste un shojo slice of life (tranche de vie). C’est une véritable réflexion sur la famille.


L’histoire

Le manga se compose de treize tomes, et je ne les ai pas vu passer. L’histoire évolue très bien, l’auteure a su lui donner un rythme ni trop lent ni trop rapide : juste ce qu’il faut. Et surtout, elle y a insufflé tout un panel d’émotions. Je suis passée du rire aux larmes, j’ai eu envie de frapper, j’ai poussé des cris, j’ai eu les yeux ronds, j’ai fait des bonds… Pas une seule fois je ne me suis ennuyée. L’auteure sait où elle va, elle sait ce qu’elle veut nous transmettre, et elle le fait très bien. Et surtout : adieu les clichés habituels des shôjos ! Elle en joue, même, et ils sont souvent personnifiés par ce cher Daiki !

Ce que j’aime surtout, c’est que l’auteure a su concilier la romance avec l’aspect familial. C’est un pari un peu risqué, il est difficile de ne pas tomber dans la facilité au niveau de la romance lorsque deux personnages vivent ensemble dans un shôjo. Ici, tout paraît très naturel, rien n’est laissé au hasard, rien n’est superficiel.

Les personnages
 

Mao est le personnage principal de ce récit. Sa situation familiale est compliquée, mais surtout très fragile. Elle est assez introvertie, elle ne sait pas comment s’exprimer auprès de ses proches et trouve un échappatoire à travers un Keitai Shosetsu, un roman qu’elle écrit via son téléphone. Elle y intègre tout ce qu’elle aimerait transmettre aux autres, toutes ses peurs mais aussi ses joies. Son arrivée dans la famille de Hiro par exemple. Elle va découvrir la notion de famille à ses côtés (au point d’exulter le fait d’avoir un couvre-feu) et son personnage va évoluer tout au long du récit. Elle va s’affirmer et prendre confiance en elle, elle va redoubler d’efforts. De même pour Hiro : ce dernier aime prendre soin des autres, c’est un personnage chaleureux qui vivait jusqu’ici une existence assez terne dû à l’éloignement de sa famille. L’arrivée de Mao va changer beaucoup de choses dans son quotidien, et j’ai vraiment apprécié suivre ces évolutions.

On va aussi faire la connaissance de personnages secondaires tout aussi intéressants. Par ailleurs, une des choses que j’apprécie le plus dans ce manga, ce sont les personnages. Outre le fait qu’ils soient bien travaillés, ces personnages ne tombent pas dans le cliché du « gentil » ou du « méchant ». Ils sont tout simplement humains. Ils font de belles choses comme ils peuvent faire des erreurs. Ils font preuve de gentillesse comme ils peuvent faire preuve d’égoïsme. On peut facilement faire preuve d’empathie pour chacun d’eux (même le père de Mao m’a émue pour tout vous dire, il m’a bien fait chialer le bougre), et les émotions se succèdent pendant la lecture. Pour ma part, impossible de ne pas aimer ne serait-ce qu’un personnage, et ça c’est vraiment une première !

La romance

On est bien dans un shôjo, et si la romance est présente, ce n’est pas pour moi le point central du récit. On comprend vite que Hiro et Mao sont faits l’un pour l’autre (ce qu’ils sont mignons~ ♥), mais leur relation est bien plus profonde que ce qu’on a l’habitude de voir dans un shôjo classique. Ils se connaissent depuis l’enfance et ont une compréhension mutuelle l’un envers l’autre. Hiro comprend le besoin qu’éprouve Mao lorsqu’elle souhaite pouvoir communiquer avec son père, et Mao sait à quel point Hiro a besoin d’avoir sa famille à ses côtés. Ils se soutiennent et vont faire face à pas mal d’épreuves, toujours sous le regard de l’autre. Niveau romance, ça se développe doucement, mais on ne va pas tergiverser pendant 10 tomes autour de la question « est-ce que je l’aime ? », puisque dès le départ, Mao est très claire sur les sentiments qu’elle ressent pour Hiro. Ce n’est pas plus mal, les héroïnes indécises m’agacent, et Mao est tout sauf indécise. Elle sait ce qu’elle veut, et avance doucement mais sûrement dans ce sens. En fait, c’est une relation très pure, très douce. Je suis tombée amoureuse de ce couple et de tout ce qui l’entoure.

 

J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce manga (et je crois bien que ça sera mon plus gros coup de cœur de 2016). Il m’a bouleversée, retournée sous bien des aspects. Je me suis très attachée au personnage de Mao, et je dois dire que je suis assez faible face aux drames familiaux. Et je suis moi aussi tombée amoureuse de Hiro. De leur couple. De leur famille. Du manga en fait. Cette « maison du soleil » m’a accueillie pendant ma lecture, et c’est avec plaisir que je m’y replongerais.

Je vous conseille fortement ce manga. Que vous aimiez les shôjos ou non, les messages qu’il véhicule sont destinés à tout un chacun. Je souhaite le voir licencié un jour, je me ferai un plaisir de lui faire une place dans ma bibliothèque.
Edit : c’est fait, retrouvez le manga chez Pika *w*
 

 
coeur
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