LES LECTURES DE LA SEMAINE (07/08 – 13/08)

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Dimension W – tomes 1 et 2
Overlord – tome 1
Musishi – tome 1
Ad Astra – tome 1
Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka
Border – tomes 1 et 2
Blue Spring Ride – tomes 1 à 13 (relecture)
Caramel Honey
Zutto Kitto – tome 1

Dimension W – tomes 1 et 2

Un début de série assez confus, puisque l’auteur a fait le choix de commencer son manga en entrant dans le vif du sujet. La dimension W est une quatrième dimension, que l’on ne perçoit pas comme les trois autres (x, y, z) mais qui existe bel et bien. Elle fournit une quantité d’énergie inépuisable, et ce sont les « coils » qui font le lien entre notre monde et cette dimension. Le héros de cette histoire, Kyoma, est un « récupérateur », allergique aux nouvelles technologies et qui voue une haine aux coils. Il va croiser la route de Mira, une jeune fille pas comme les autres… En effet, dans une société où il est commun de croiser des androids, il n’est pas rare de tomber sur l’un d’eux au détour d’une ruelle. Sauf qu’un android qui ressent des émotions, c’est inhabituel. Une drôle d’alliance va alors se mettre en place. J’ai beaucoup aimé lire ces premiers tomes. Et pourtant, c’était mal parti car je n’aime pas commencer un livre que je ne comprends pas tout de suite (ces mystérieux coils dont on nous parle à peine, par exemple…). On en saisit les grandes lignes au fur et à mesure de la lecture. Mais surtout, les personnages sont intéressants et intriguants, ce qui a suffi à attiser ma curiosité. Ajoutés à cela de beaux graphismes… C’est un bon début de série ! J’ai adoré la fin du tome 1, ce combat contre « Loser » (rien que le nom… haha) qui s’annonce palpitant et signe la première collaboration de Kyoma et Mira. Le tome 2 reprend la fin de cette bataille ; et nous donne aussi un aperçu du quotidien de Kyoma et de son voisinage ; chose que j’ai aimé découvrir ! Ça donne envie de continuer la série.

Overlord – tome 1 (manga)

Hmm je suis plutôt sceptique pour cette lecture. Je ne sais qu’en penser. J’aime bien les graphismes, l’univers sur fond de fantasy me plaît bien, seulement… On est encore une fois dans un univers issus d’un jeu vidéo ; notre protagoniste semble coincé dans la réalité virtuelle (tiens, ça me rappelle quelque chose…) d’un jeu qui était apparemment voué à disparaître, mais on ignore pourquoi. Et surtout, il semble être le seul. Est-ce parce qu’il ne souhaitait pas se déconnecter, est-ce de sa volonté au final ? Puisqu’il ne semble pas s’affoler, il essaye de se déconnecter mais n’y arrivant pas, ne persiste pas (puisque qu’il n’aime pas la vie qu’il mène dans la réalité). Dans ce monde, il est un Overlord, un mort-vivant très puissant. Il contrôle une forteresse et possède de puissants items. Les personnages du jeu ont acquis une personnalité, et c’est comme si cette vie avait toujours été la sienne, puisqu’ils s’adressent à lui de façon tout à fait normale, comme s’ils avaient toujours vécus ensemble dans cette forteresse. Voilà pourquoi je suis sceptique : on nous donne un univers assez riche mais je trouve pour le moment le scénario assez pauvre, on voit quelques combats, c’est sympa mais je ne perçois toujours pas de fil conducteur… Je pense que le Light Novel me plaira plus.

Mushishi – tome 1

Un très bon premier tome pour Mushishi ! Ça fait longtemps que je souhaitais lire ce manga, j’adore les thématiques abordées. Les petits Mushi, la nature… Le manga a un petit côté traditionnel que j’aime beaucoup, et je trouve que les dessins plutôt doux sont parfaitement adaptés à l’univers. Je me demande bien pourquoi je ne m’y suis pas plongée plus tôt ; il a fallu que l’on me le prête pour que je me décide à le lire… Le personnage principal est très mystérieux, on se demande ce qu’il lui est arrivé, comment il est devenu un Mushishi (chasseur de Mushi) et surtout, quels sont ses objectifs. Et pourquoi il a des Mushi avec lui (la fumée). Tant de questions se posent également à propos des Mushi. On ne peut dire s’ils sont malveillants ou non (comme les humains, quoi…) , ils sont plutôt difficiles à cerner, et il en existe une multitude. C’est le manga que j’ai le plus aimé découvrir cette semaine (Dimension W n’est pas loin derrière).

Ad Astra – tome 1

J’aime découvrir quelques pans de l’Histoire à travers les mangas. Ici, on va suivre le combat du célèbre Hannibal contre Rome. Hannibal, je le connais surtout de nom, je me suis dit que ça serait l’occasion d’en apprendre plus sur ce personnage. Ce premier tome était sympathique, mais je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Ici, Hannibal est l’ennemi, le héros étant Scipion. On va surtout avoir le point de vue des romains, qui craignent l’avancée de Carthage et des gaulois que Hannibal réussit à rallier. Hannibal est un grand général qui enchaîne stratégie sur stratégie ; ça semble mal partie. Mais l’arrivée du jeune Scipion va visiblement changer la donne, puisque celui-ci a l’esprit aussi vif et est surtout très réactif. C’est l’aspect qui m’a le plus plu ici, le côté stratégique. Côté graphisme, je suis un peu moins convaincue : ceux-ci sont travaillés mais j’ai beaucoup de mal avec les visages, tous semblables et au final assez « vides ».

Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka

La particularité de ce manga est qu’il est tiré de faits réels. L’auteur nous raconte son parcours, comment il est devenu mangaka alors qu’il avait des difficultés à aller à l’école. Le titre est un peu trompeur, puisqu’il n’était pas pour autant déscolarisé : il allait parfois à l’école, mais n’y trouvait pas sa place. Il a bien essayé d’être « normal », ce qui pour lui signifier parler fort et brutaliser les autres comme on l’avait brutalisé lui… Forcément, je n’ai pas aimé cet aspect de sa personnalité, j’ai toujours du mal avec le harcèlement scolaire. C’est donc avec un certain malaise que j’ai abordé certains passages. Mais d’un certain côté, les personnages ne sont pas manichéens, on peut aussi bien les prendre en sympathie que les mépriser. Ça les rend bien plus humains. Pour ma part, j’ai surtout apprécié les passages où le héros dessine et vit sa passion pour le dessin. Sa rencontre avec un auteur qu’on connaît bien a été déterminante, et l’interview à la fin de cet auteur apporte vraiment un plus au récit. Ça le rend encore plus réel. Le manga se lit assez facilement, contrairement à ce que laisse penser son épaisseur, on est vite pris dans le récit car on veut savoir comment le personnage va s’en sortir. Ça nous rapproche en plus du mangaka et donne envie de connaître ses autres travaux. Je ne suis pas particulièrement fan des dessins, mais je trouve que les expressions sont bien travaillées.

Border – tomes 1 et 2

Deux tomes sympathiques à lire. On suit les pas de l’inspecteur Ishikawa, un inspecteur des forces de police de la section criminelle. Ce dernier a la particularité de voir les fantômes des personnes assassinées avant leur incinération ; particularité qui est apparue après qu’il a survécu miraculeusement d’une blessure par balle à la tête (balle qui est toujours présente). Ses jours sont comptés, cette balle qu’il a dans la tête l’aide à résoudre des crimes, mais elle pourrait bien mettre fin à sa vie d’un moment à l’autre.
J’ai bien aimé ce manga, on va suivre plusieurs enquêtes mais également en apprendre plus sur l’inspecteur. Celui-ci ne résout pas ses enquêtes seul, il est bien entouré mais sait aussi où trouver l’info dont il a besoin. On s’attache à lui ainsi qu’aux victimes, et on aimerait en apprendre plus sur sa faculté à voir les fantômes.
Le tome 2 est très intéressant car on découvre un indice, en même temps que l’inspecteur, sur cette fameuse faculté. De nouveaux personnages apparaissent également, d’autres sont plus mis en avant. J’ai aussi trouvé les deux enquêtes plus touchantes et tristes…

Blue Spring Ride – tomes 1 à 13 (relecture)

Blue Spring Ride est un de mes mangas favoris ! (Petite critique qui remonte à quelques années) J’ai profité des soldes pour m’offrir le coffret collector de l’anime (on me l’a un jour prêté et je l’avais trouvé encore plus joli que sur les photos ♥ Alors je n’ai pas résisté ^^) et après l’avoir reçu, ça m’a donné envie de relire les 13 tomes. Depuis la sortie du tome 13, je ne les avais pas relus tous à la suite, et c’était ici un réel plaisir de retrouver tout ce panel de personnages que j’adore. Que ce soit Futaba, Kô, Tôma, Murao… J’ai l’impression de retrouver une bande d’amis, un peu comme lorsque je regarde la série Friends. Et puis l’auteure ne se centre pas seulement sur le couple principal, elle approfondit tous ses personnages et les rend tous attachants, à leur manière (excepté Narumi que je n’ai jamais su apprécier…). C’est un excellent shôjo tranche de vie, on nous raconte les aventures d’un groupe de lycéen banal, mais c’est justement ce qui est intéressant car on s’identifie à eux et on s’y attache très vite. Le personnage de Kô m’a beaucoup touchée, c’est celui qui évolue le plus. J’aime beaucoup le moment où il se détache du passé et essaie d’aller de l’avant pour récupérer Futaba ; j’aime quand il devient honnête envers lui-même.

Caramel Honey

Caramel Honey est un yaoi non licencié en France. Le héros, Ayato, se retrouve transféré dans une école côtoyée par des voyous. Sa particularité, c’est qu’il les attire où qu’il aille : on lui cherche des noises dans la rue, etc. Mais quand il retire ses lunettes, c’est une autre forme d’attirance qui opère… Ses yeux hypnotisent, en quelque sorte, et les autres sont attirés par lui ; excepté Horiguchi, la pire brute du coin (évidemment !). Il semble l’aimer pour ce qu’il est, voilà pourquoi le pouvoir des yeux de Ayato n’agit pas. Au final, à part le pouvoir des yeux qui n’est pas trop récurrent, c’est un yaoi bourré de clichés. Le héros est un peu trop naïf, tandis que Horiguchi est plutôt rentre-dedans et franc. Bon, le point positif quand même, c’est que ce dernier ne « force » pas le héros (enfin, il l’embrasse quand même de force, mais ça ne va pas plus loin) et le respecte (presque). Ce couple ne m’a pas touchée malheureusement, je trouve la relation très creuse. Les derniers chapitres sont concentrés sur le frère de Horiguchi et j’ai préféré son histoire, et de loin !

zutto kitto – tome 1

J’aime beaucoup ce yaoi (non licencié… Si un éditeur passe par là, ce titre est vraiment super *w*). La relation entre les deux personnages est très douce et mignonne. C’est ici l’histoire de Yuzuki et Jin, qui étaient amis et dans le même club au lycée. Un événement s’est produit et ils se sont perdus de vue, ce que regrette beaucoup Yuzuki. Ce dernier a continué à faire du saut à la perche dans l’espoir de revoir Jin un jour. Il le recroise en fait rapidement, dès le premier chapitre, mais leur relation n’est plus comme avant, ils se sont aussi bien éloignés au niveau géographique qu’au niveau de leur relation. Les chapitres suivants nous racontent pourquoi et nous montrent leurs années de lycée. On va ainsi apprendre ce qu’il s’est passé et ce qui les a éloignés. Et on va mieux comprendre d’où viennent les regrets de Yuzuki et l’attitude de Jin. La fin du tome est très belle, on pourrait même terminer le manga ici. Mais pour notre plus grand bonheur, il y a quatre tomes, et j’ai hâte d’ouvrir ce nouveau chapitre de leur relation.
Les dessins sont également très doux, à l’image du scénario. C’est apparemment le seul titre de l’auteure (du moins c’est ce que je vois quand je recherche ses travaux en ligne), j’espère qu’elle ne va pas s’arrêter là, elle a un beau coup de crayon.

 

Bilan : 23 mangas lus ; dont une relecture. Je n’ai commencé que des nouvelles séries (dont deux Oneshots). A part Blue Spring Ride, mes meilleures lectures de la semaine sont Mushishi et Dimension W. Border n’est pas mal non plus dans son genre, surtout que la série est terminée en 4 tomes alors ça donne envie d’aller jusqu’au bout. Un bon petit bilan ^^

Baby-sitters

Titre original : 学園ベビーシッターズ (Gakuen Babysitters)
Titre français : Baby-sitters
Mangaka : Tokeino Hari
Année de création : 2009
Genre :  Shôjo, famille, humour, comédie, school life
Pays : Japon

Magazine de prépublication : LaLa

Maison d’édition japonaise : Hakusensha
Maison d’édition française : Glénat
Nombre de volumes au Japon : 14 (en cours)
Nombre de volumes en France : 13 (en cours)
Date de publication en France : 2014Un anime est prévu pour janvier 2018 ♥

Résumé :

Ryuichi et son petit frère Kotaro, qui est encore tout petit, ont perdu leurs parents dans un accident d’avion. Ils sont tous deux recueillis par la directrice de l’Académie Morinomiya, mais à une condition : que Ryuichi soit baby-sitter à la crèche de l’établissement ! Que va-t-il faire, confronté à de très énergiques bébés ?!

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Toi et moi, jamais – tome 1

Titre original : キミとだけは恋に堕ちない (Kimi to Dake wa Koi ni Ochinai)

Titre français : Toi et moi, jamais
Mangaka : Sakai Mayu
Année de création : 2015
Genre : Romance, school life, slice of life
Pays : Japon
 
Magazine de prépublication : Ribon
Maison d’édition japonaise : Shueisha
Maison d’édition française : Panini
Nombre de volumes au Japon : 5 (terminée)
Nombre de volumes en France : 2 (en cours)
Date de publication en France : 2017

 

Résumé :

Subaru fait son entrée au lycée après avoir été couvée par sa famille durant toute son enfance. Elle y rencontre Arata, un camarade de classe insouciant et fainéant qui n’a rien du prince charmant. Mais les apparences sont parfois trompeuses… ♥ 

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La Semaine du shôjo : Quel shôjo a eu le plus d’impact dans ma vie ?

semaine-du-shojo-2017

La Semaine du shôjo revient cette année sur Club Shôjo pour sa cinquième édition !
Et cette année, j’ai le grand plaisir de participer à l’événement interblog, je remercie le Club Shôjo de m’avoir contactée ! Le principe est simple : il nous suffit de répondre à la question

Quel shôjo (yaoi ou josei) a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ?

Une question assez facile au premier abord, mais au final pas tant que ça. Je suis une grande lectrice de shôjos, et j’adore découvrir de petites pépites parmi le genre.
J’avais déjà un titre en tête, mais le plus difficile est ici d’exprimer « pourquoi ». Ça sent l’article pavé à plein nez… 

Avant de vous faire part de tous ces shôjos que j’ai tenté de départager, je vais vous expliquer ce que je considère comme un bon shôjo.
Avant tout, c’est un shôjo dont l’histoire m’aura marquée au point de m’en souvenir des années plus tard. Avec tous les shôjos qui sortent sur le marché français, on peut parfois se perdre : beaucoup de romances lycéennes, beaucoup d’histoires qui se ressemblent, peu de shôjos qui se démarquent… Plus les années passent et plus je deviens très sélective quand je lis du shôjo. J’aime lorsque les personnages – autant les principaux que les secondaires – sont bien travaillés. Je ne suis pas contre les clichés (sinon je ne lirais pas de shôjos) mais il faut que derrière il y ait un scénario qui tienne la route et fasse véhiculer des émotions, fasse réfléchir…

Et donc, sans plus attendre, je vous révèle le nom de notre gagnant : Fruits Basket !

Après une bataille intense contre Full Moon wo Sagashite, Fruits Basket remporte sa place dans cet article. Auparavant j’ai dû départager ces deux titres avec Imadoki, Card Captor Sakura, et le récent La Maison du Soleil. Mais Fruits Basket occupe depuis toujours une place très spéciale pour moi. (Et quand j’ai parlé de la semaine du shôjo en demandant à des amies “à ton avis, j’ai choisi quoi ?” elles m’ont immédiatement répondu “Fruits Basket ?” ^^).

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L’histoire

Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu’elle ignore, c’est que la famille Sôma est victime d’une malédiction secrête. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douzes animaux du zodiaque chinois ! Avec d’aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

Et donc, pourquoi Fruits Basket ?

FB2Vous me direz, c’est d’un classique… Mais c’est un classique qui fonctionne toujours aussi bien, que je peux relire sans me lasser. Et qui me fait toujours ressentir les mêmes émotions, même si je connais son cheminement par cœur. J’ai connu ce manga il y a un peu plus de 11 ans. J’avais commencé avec l’anime, découvert dans un magasin de jeux vidéo d’occasion. J’ai tellement adoré que j’ai ensuite acheté tous les tomes sortis (16 à ce moment là), que j’ai encore plus adoré. J’étais alors à cette époque de l’adolescence où on se pose plein de questions, où on se cherche… Tout comme les personnages de ce manga, en fait ! On peut dire que le timing était parfait pour la découverte de Fruits Basket : je m’intéressais tout juste aux mangas, je commençais à me découvrir une nouvelle passion ; mais surtout j’ai souvent eu à l’époque le rôle de la bonne poire de service, la fille trop gentille qui ne savait pas dire non. Alors quand j’ai découvert le personnage de Tohru Honda, j’ai immédiatement été touchée, je me suis un peu retrouvée dans son personnage.

Un personnage principal touchant

FB3Tohru, on l’aime ou on ne l’aime pas. J’ai souvent vu des « elle est trop niaise » « ce n’est pas possible un personnage pareil »… Moi je fais partie de ceux qui l’adorent.
Elle fait preuve d’une grande sensibilité et d’une grande empathie. Elle a beau être le personnage principal, c’est son soutien envers les autres que l’on retiendra. Au final, on se centre beaucoup sur les autres personnages et Tohru se retrouve souvent au second plan, mais elle est toujours présente. C’est le personnage principal mais l’auteure ne centre pas son histoire uniquement sur elle mais sur son entourage également, et je crois qu’au final c’est ce qui me plaît le plus, et c’est ce qui fait que l’histoire ne s’essouffle pas une seule fois malgré ses 23 tomes. Souvent dans les séries à rallonge, certains passages sont un peu lassants, un peu longs (Kaichou Wa Maid-Sama! par exemple, ou L-DK, …), mais pas ici.
Donc Tohru est pour moi un des points forts du manga, un personnage qui m’a marquée (et que j’ai eu envie de secouer un peu parfois…). Elle prend beaucoup sur elle sans jamais se plaindre et c’est ce que j’admire le plus chez elle. Elle fait rarement preuve d’égoïsme, et quand elle le fait, ce n’est même pas en pensant à elle (je pense à ce passage du tome 19 où elle pousse Shigure quand il parle de façon négative à propos de Kyô).

Les personnages secondaires

Ce que j’aime le plus dans un shôjo, ce sont les personnages et leur psychologie. Voilà pourquoi des personnages secondaires très travaillés, qui ne sont pas là juste pour faire avancer le couple principal, constituent une des raisons qui font qu’un shôjo puisse avoir un impact sur moi. Avec Fruits Basket on est servi. Et si on est sensible et/ou empathique, impossible de ne pas être touché par la détresse, la tristesse, le soulagement, et toutes les émotions engrangées par ce manga. Tous les personnages ont leur propre histoire, tous ont un passé et des projets pour le futur, que l’auteure nous communique. J’aime aussi le fait que l’auteure ne nous cache rien, tout n’est pas rose dans le manga, elle lui donne une part sombre réaliste – avec des craintes mais aussi de l’espoir – et on sent qu’elle ne nous prend pas pour des imbéciles.
Et, je l’avoue, j’étais amoureuse de Kyô

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L’émotion

Je suis passée par tout un panel d’émotions avec ce manga, l’auteure aborde beaucoup de thèmes. Chaque tome nous apporte son lot de tristesse et de joie, de rires et de larmes. J’ai pleuré quand j’ai découvert l’histoire entre Kana et Hattori, j’ai pleuré en apprenant l’histoire familiale de Momiji, j’ai ri devant la bêtise d’Ayame, j’ai ri devant les sautes d’humeur de Kyô, j’ai eu un grand sourire en lisant le début de l’amitié entre Tohru et Uo, j’ai été émue à chaque fois que Tohru touchait l’un des Soma. A travers tout ça, elle me touchait moi, c’était comme si elle pansait mes propres blessures.
Toutes ces émotions procurées par ce shôjo m’avaient alors donné envie d’en lire plus. Dans ma culture shôjo, Fruits Basket est au sommet.

 

Et Full Moon Wo Sagashite alors ?

OFMWSn remarquera que j’ai ici beaucoup parlé de Tohru ^^ En parallèle à Tohru, un autre personnage, d’un autre manga, m’a touchée. Mitsuki, de Full Moon Wo Sagashite, que j’ai découvert à la même époque, quelques semaines après Fruits Basket. Ce manga, je l’ai découvert presque en même temps que Fruits Basket, c’est pourquoi j’ai eu énormément de mal à les départager… (d’autant plus que les auteures sont mes deux mangakas favorites, avec une légère préférence pour Arina Tanemura). J’étais en premier lieu très très très sceptique sur le manga, je me disais “aaah mais c’est nul, on sait déjà qu’elle va mourir, je n’aime pas ce thème”. Sauf qu’on avait voulu regarder un AMV sur Takuto et Mitsuki avec ma sœur, par curiosité… On s’est ruées sur les volumes ensuite, puis sur l’anime ! Fruits Basket est le sujet principal ici, mais je ne peux m’empêcher de faire cette petite parenthèse. Mitsuki avait mon âge, elle faisait preuve d’une grande maturité, mais en même temps… Elle pouvait aussi se montrer enfantine et surtout égoïste, et j’aime beaucoup ce contraste chez elle : elle est mature mais elle nous rappelle par moment qu’elle n’a que 13 ans.
Donc ce manga m’a marquée par son approche de la mort, par son optimisme face à ça. Bon, et j’avoue que j’étais aussi amoureuse de Takuto ♥. J’avais même créé un skyblog à son nom haha (mais mon premier skyblog, c’était sur Fruits Basket).

Par ailleurs, Fruits Basket et Full Moon, c’est aussi l’époque où j’ai eu pour la première fois un accès à Internet (en très bas débit malheureusement, mais ça ne m’a pas empêcher d’écumer sites et forums pendant des heures) et où j’ai intégré une “communauté”, où j’avais l’occasion de partager en ligne mes coups de cœur (blogs, MSN, forums…). Donc forcément, ça a beaucoup impactée ma vie : j’ai lié des amitiés (souvent éphémères mais aussi durables), j’ai découvert de nouvelles choses, et j’ai trouvé un endroit pour m’exprimer, ce qui m’a aidée à m’affirmer un peu plus dans la vraie vie. Et je dois tout ça à Fruits Basket, en grande partie (et à Détective Conan, qui a été le point de départ de tout ça) car je n’arrivais plus à contenir mes émotions – elles débordaient – et qu’il fallait que j’échange sur le manga avec d’autres passionnés.

Et maintenant, je n’ai qu’une envie : revoir l’anime !

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Si vous souhaitez vous aussi participer à la Semaine du shôjo, n’hésitez pas à faire un tour sur le site du Club Shôjo et à découvrir quel est le shôjo (jôsei ou yaoi) qui a eu le plus d’impact dans la vie des autres participants :

Love, be Loved, Leave, be Left – tome 1 à 3

love_be_loved_leave_be_left-1Titre original : 思い、思われ、ふり、ふられ (Omoi, Omoware, Furi, Furare)
Titre français : Love, be Loved, Leave, be Left
Mangaka : Io Sakisaka (Twitter)
Année de création : 2015
Genre : Romance, School Life, Comédie, Drame
Pays : Japon

Magazine de prépublication : Margaret
Maison d’édition japonaise : Shueisha
Maison d’édition française : Kana
Nombre de volumes au Japon : 4 (en cours)
Nombre de volumes en France : 3 (en cours)
Date de publication en France : 2016

Résumé :
La meilleure amie de Yuna déménage. Le jour des adieux, Yuna rencontre Akari de manière surprenante. Tout oppose les deux jeunes filles : Yuna est rêveuse en amour, alors qu’Akari est réaliste. Malgré tout, elles deviennent amies et vont confronter leurs visions de l’amour.

Mon avis :

Quand j’apprends qu’Io Sakisaka est sur un nouveau projet, forcément je sais que je vais me jeter dessus ! Mais j’avoue, ici j’ai un peu tardé, j’ai une pile de mangas que j’adore qui s’est accumulée et que je n’ai pas encore pris le temps de lire (étonnant !). J’ai acheté les tomes à leur sortie, ce qui montre la valeur sûre qu’est le travail de la mangaka à mes yeux. Et je me suis enfin enfilée les trois tomes (l’avantage, c’est que tu n’attends pas entre chaque tome… Mais je veux le tome 4 T-T). Après avoir donné mon avis sur les autres mangas de l’auteure connus en France (ici et ici), voici donc mon avis sur ce manga.
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