La Semaine du shôjo : Quel shôjo m’a le plus émue ?

semaine-du-shojo-2017

La sixième édition de la Semaine du shôjo est là !
Je participe une fois de plus cette année, et je remercie le Club Shôjo de m’avoir contactée car j’adore cet événement ! Le principe est simple : il nous suffit de répondre à la question

Quel shôjo (Yaoi ou josei) t’a le plus ému ?

Quand j’ai vu le thème de cette année, je me suis dit « Ah, facile ! » parce que j’ai été émue par beaucoup de mangas. Mais en fait, ce n’est pas si facile que ça, parce qu’il me fallait en trouver un vraiment marquant, et que les deux premiers qui me sont venus à l’esprit sont ceux que j’avais présentés lors de la précédente édition de la Semaine du Shôjo (Fruits Basket et Full Moon wo Sagashite). Et aussi, je voulais présenter un shôjo dont on ne parle pas souvent.  Ce n’est que jeudi que j’ai eu le déclic : j’ai choisi 

 IMADOKI de yuu watase

Imadoki, ce petit shôjo de 5 tomes paru au début des années 2000 chez les éditions Tonkam – désormais Delcourt/Tonkam – a su m’émouvoir par bien des aspects, et j’ai souhaité vous en parler parce que je le trouve bien méconnu pour ce qu’il vaut. Malheureusement, le shôjo n’est plus édité et on ne le trouve qu’en occasion.

En réalité, j’étais partie pour parler de Chihayafuru, puis Imadoki s’est rappelé à moi « Hé, n’oublie pas le shôjo qui t’a fait apprécier tout types de shôjos !« . En effet, c’est le premier shôjo tranche de vie que j’ai lu, sans trame fantastique – car je suis une grande lectrice de fantastique / fantasy et à l’époque, il était impensable pour moi de lire un livre sans qu’il y ait un élément « magique ». Je me souviens quand ma petite sœur me l’a présenté, elle était enthousiaste et je lui ai dit « C’est nul ce résumé, il n’y a pas de magie, je préfère lire Shaman King »… ; mais au final j’aimais beaucoup les couvertures et les dessins et je me suis lancée… Et la petite lectrice très sélective de shôjos que j’étais (qui ne lisait que Mirumo, et d’autres mangas SFFF) est devenue une grande lectrice de shôjos ♥ L’histoire

Tampopo est une jeune fille venant d’un collège de la campagne d’Hokkaido, qui a souhaité poursuivre sa scolarité dans un lycée de Tokyo. Avide de découvertes, elle voulait découvrir un nouvel environnement et de nouvelles personnes. Elle est comme ça, Tampopo, toujours très enthousiaste. Le manga démarre très fort : dès les premières pages, on la voit partir en repérage du lycée en escaladant la barrière avec son vélo (elle s’est aidée d’une pente… c’est possible ça ? haha) et tomber sur un lycéen en train de jardiner « Que faisais-tu avec une pelle à la main … ? Je vois, tu es venu enterrer un cadavre ! » (Tampopo). Ce garçon se montre prévenant envers Tampopo et elle décide d’en faire son premier ami, qu’elle surnomme Jardinou en attendant de connaître son nom. Le lendemain, elle va faire sa rentrée dans le prestigieux lycée Méio, qu’elle a intégré en réussissant un concours d’entrée. Un fait très mal vu par les autres les élèves qui sont tous issus d’un milieu favorisé et qui n’ont pas besoin de concours pour entrer dans le lycée, juste du statut élevé de leurs parents « Il n’y a que les gens du peuple qui passent un examen pour y être admis, pas vrai ? […] On l’a prise pour combler une place vacante !« . L‘intégration de Tampopo ne va pas être aisée… Comble de tout ça, elle va rencontrer Kôki Kougyo, le fameux Jardinou dont la personnalité est très austère et à l’opposé de ce qu’il nous avait montré ; c’est le garçon le plus célèbre du lycée, celui dont les parents ont fait le plus de dons, celui dont tous les élèves essaient de se rapprocher parce que c’est bénéfique pour leur statut social… Forcément, Kougyo ne croit pas en l’amitié avec tout ça « Tout d’abord, tu pourrais me dire à quoi ça sert, d’avoir des amis ? » … Tampopo est alors bien décider à en faire son ami, après la gentillesse dont il a fait preuve la veille, elle veut chercher à mieux connaître ce personnage et comprendre ce revirement de personnalité « Tu deviendras ‘mon ami’, que ça te plaise ou non !!« . Commence alors la vie de lycée pour Tampopo : entre les brimades et ses efforts pour se rapprocher de Kougyo, sa vie s’annonce mouvementée. Mais elle ne se départi jamais de sa bonne humeur, et elle va apporter grands nombres de bouleversements au lycée Méio, grâce à cette bonne humeur. A commencer par le club de jardinage
Des personnages principaux très touchants

Tampopo est le personnage principal de cette histoire, évidement, mais Kougyo a lui aussi une belle place dans ce shôjo, et j’avais envie de vous parler de ces deux là, ensemble.
Sous la bonne humeur de Tampopo se cache en réalité une jeune fille très sensible. Elle a perdu ses parents très jeune et a été élevée par ses grands parents dans un petit village, dont elle était proche de tout le monde. L’amitié représente un pilier dans sa vie, et elle essaie de rester forte quoi qu’il arrive. Comme le « pissenlit » (Tampopo veut dire pissenlit), elle est tenace ! Elle est sensible au fait que Kougyo n’ait pas une bonne opinion de l’amitié « […] Tout ceux qui rôdent autour de moi, prétextant être des amis !! Ils ne me connaissent pas plus que toi et sont de vrais pots de colle, il n’y a que mon nom qui les attire ! Ils rient quand je ris ! Râlent quand je râle ! Des larbins comme eux ne sont pas dignes d’être mes ‘amis’ ! » (Kougyo, qui s’est pour la première fois exprimé du fond du cœur) et va vouloir se rapprocher de lui en toute amitié. Kougyo aimant jardiner, elle va tout faire pour créer un club de jardinage. Je n’entre pas trop dans les détails, mais les fleurs sont au début de l’histoire proscrites, mais les règles vont changer lorsque Kougyo va se montrer réceptif aux efforts de Tampopo et déclarer que les vraies fleurs sont autorisées à l’école (le principal va l’écouter car ses parents ont fait le plus gros don à l’école). Commence alors une belle aventure, avec la création du club de jardinage, et surtout le rapprochement entre Tampopo et Kougyo. Ce dernier va alors passer plus de temps avec elle, et les brimades des autres élèves envers Tampopo vont le toucher (il s’inquiète pour notre petit pissenlit ^^). Parlons un peu de Kougyo : fils d’une famille aisée dont le grand frère a déserté, le voilà sous une grosse pression en tant qu’héritier. Tout le monde souhaite l’avoir dans ses papiers, il n’est entouré que de « fausses » personnes qui ne s’intéressent qu’à son statut ou son argent. L’arrivée de Tampopo va bouleverser sa vision de l’amitié et il va commencer à s’ouvrir plus, à être plus honnête envers les autres mais surtout envers lui-même « Malheureusement… De nos jours, les filles de ce genre, on en ramasse à la pelle…« . C’est le personnage qui évolue le plus. Une solide amitié va se construire entre lui et Tampopo et c’est ce que j’aime ici : la relation se construit vraiment petit à petit, les sentiments se mettent peu à peu en place. Et puis… Ils ne sont pas seuls !

Les personnages secondaires

Qui dit clubs, dit élèves ! Le club de jardinage n’intéresse pas grand monde, mais quelques élèves très atypiques vont néanmoins être attirés par cette petite tempête qu’est Tampopo. A commencer par Saïonji, une jeune fille qui n’est au départ intéressée que par l’argent de Kougyo. Elle va beaucoup évoluer au contact de Tampopo et des autres élèves du club, pour se révéler être une fille très déterminée au grand cœur. Ensuite, arrive Kyogoku, dit « le cinglé » ou « le dingo ». J’adore ce personnage, il est très touchant ! Il s’ennuie au lycée et essaie de pimenter un peu les choses en hackant par exemple le système informatique et en menaçant Kougyo, dont il ne supporte pas la fierté. Lorsque Kougyo n’hésite pas à plier le genou devant lui pour sauver Tampopo, il se radoucit et décide de rejoindre le club, parce qu’il sent qu’il ne va pas s’y ennuyer. Et pour terminer la tableau, on a Alyssa, qui apparaît comme une rebelle qui joue avec les garçons, mais qui cache en fait une grande sensibilité. Tous ces personnages m’ont touchée, ils n’apparaissent pas sous leur meilleur jour mais ils évoluent tous tellement qu’on ne peut que s’y attacher. Tous vont tisser des relations de confiance entre eux, et c’est pour moi le cœur de ce manga, ce club. Tampopo et sa vision de l’amitié bouleversent tout le monde.

L’émotion

C’est le sujet principal de cet article, l’émotion. Je pense qu’en me lisant plus haut, on comprend un peu les raisons qui m’ont fait choisir ce manga. La notion d’amitié qui est au cœur du récit, les personnages – presque, je ne compte pas Erika dans le lot – tous plus touchants les uns que les autres (et pourtant, c’était mal parti pour certains au début – Saïonji et Alyssa notamment). Ce sont des héroïnes comme des Tampopo Yamazaki ou des Tohru Honda qui me touchent ♥ Et la romance aussi… Tampopo est totalement novice en amour, on le voit d’ailleurs dans une histoire bonus qui s’est passée avant son arrivée à Tokyo, et on va suivre ses premiers pas hésitants dans ce domaine. Ce qu’elle peut être touchante ! Elle va mûrir, et les autres personnages vont lui apporter autant que ce qu’elle a donné. Et c’est ça qui me touche, j’ai souvent versé mes petites larmes… De plus, il y a un très beau message sur la nature dans ce manga, le jardinage et les plantes étant l’élément qui réunit tout le monde. Nature et amitié, quelle jolie recette ! 

En conclusion

Je vous recommande très fortement de lire ce manga ! C’est un de mes classiques ; ce n’est pas le plus connu de Yuu Watase (Fushigi Yugi, Alice 19th, Arata,…) mais c’est ce manga qui m’a fait découvrir cette mangaka et il occupe depuis toujours une place dans mon cœur. C’est le seul manga que j’ai acheté en sachant que ma sœur le possédait déjà et que je pouvais le lire autant que je le voulais, car je voulais moi aussi le posséder. J’espère vous avoir donner envie de le découvrir un petit peu, c’est un coup de cœur pour moi

Si vous souhaitez vous aussi participer à la Semaine du shôjo, n’hésitez pas à faire un tour sur le site du Club Shôjo et à découvrir quel est le shôjo (jôsei ou yaoi) a le plus ému les autres participants (mise à jour des liens au fur et à mesure des articles parus) :

Publicités

La Semaine du shôjo : Quel shôjo a eu le plus d’impact dans ma vie ?

semaine-du-shojo-2017

La Semaine du shôjo revient cette année sur Club Shôjo pour sa cinquième édition !
Et cette année, j’ai le grand plaisir de participer à l’événement interblog, je remercie le Club Shôjo de m’avoir contactée ! Le principe est simple : il nous suffit de répondre à la question

Quel shôjo (yaoi ou josei) a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ?

Une question assez facile au premier abord, mais au final pas tant que ça. Je suis une grande lectrice de shôjos, et j’adore découvrir de petites pépites parmi le genre.
J’avais déjà un titre en tête, mais le plus difficile est ici d’exprimer « pourquoi ». Ça sent l’article pavé à plein nez… 

Avant de vous faire part de tous ces shôjos que j’ai tenté de départager, je vais vous expliquer ce que je considère comme un bon shôjo.
Avant tout, c’est un shôjo dont l’histoire m’aura marquée au point de m’en souvenir des années plus tard. Avec tous les shôjos qui sortent sur le marché français, on peut parfois se perdre : beaucoup de romances lycéennes, beaucoup d’histoires qui se ressemblent, peu de shôjos qui se démarquent… Plus les années passent et plus je deviens très sélective quand je lis du shôjo. J’aime lorsque les personnages – autant les principaux que les secondaires – sont bien travaillés. Je ne suis pas contre les clichés (sinon je ne lirais pas de shôjos) mais il faut que derrière il y ait un scénario qui tienne la route et fasse véhiculer des émotions, fasse réfléchir…

Et donc, sans plus attendre, je vous révèle le nom de notre gagnant : Fruits Basket !

Après une bataille intense contre Full Moon wo Sagashite, Fruits Basket remporte sa place dans cet article. Auparavant j’ai dû départager ces deux titres avec Imadoki, Card Captor Sakura, et le récent La Maison du Soleil. Mais Fruits Basket occupe depuis toujours une place très spéciale pour moi. (Et quand j’ai parlé de la semaine du shôjo en demandant à des amies “à ton avis, j’ai choisi quoi ?” elles m’ont immédiatement répondu “Fruits Basket ?” ^^).

FB4

L’histoire

Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu’elle ignore, c’est que la famille Sôma est victime d’une malédiction secrête. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douzes animaux du zodiaque chinois ! Avec d’aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

Et donc, pourquoi Fruits Basket ?

FB2Vous me direz, c’est d’un classique… Mais c’est un classique qui fonctionne toujours aussi bien, que je peux relire sans me lasser. Et qui me fait toujours ressentir les mêmes émotions, même si je connais son cheminement par cœur. J’ai connu ce manga il y a un peu plus de 11 ans. J’avais commencé avec l’anime, découvert dans un magasin de jeux vidéo d’occasion. J’ai tellement adoré que j’ai ensuite acheté tous les tomes sortis (16 à ce moment là), que j’ai encore plus adoré. J’étais alors à cette époque de l’adolescence où on se pose plein de questions, où on se cherche… Tout comme les personnages de ce manga, en fait ! On peut dire que le timing était parfait pour la découverte de Fruits Basket : je m’intéressais tout juste aux mangas, je commençais à me découvrir une nouvelle passion ; mais surtout j’ai souvent eu à l’époque le rôle de la bonne poire de service, la fille trop gentille qui ne savait pas dire non. Alors quand j’ai découvert le personnage de Tohru Honda, j’ai immédiatement été touchée, je me suis un peu retrouvée dans son personnage.

Un personnage principal touchant

FB3Tohru, on l’aime ou on ne l’aime pas. J’ai souvent vu des « elle est trop niaise » « ce n’est pas possible un personnage pareil »… Moi je fais partie de ceux qui l’adorent.
Elle fait preuve d’une grande sensibilité et d’une grande empathie. Elle a beau être le personnage principal, c’est son soutien envers les autres que l’on retiendra. Au final, on se centre beaucoup sur les autres personnages et Tohru se retrouve souvent au second plan, mais elle est toujours présente. C’est le personnage principal mais l’auteure ne centre pas son histoire uniquement sur elle mais sur son entourage également, et je crois qu’au final c’est ce qui me plaît le plus, et c’est ce qui fait que l’histoire ne s’essouffle pas une seule fois malgré ses 23 tomes. Souvent dans les séries à rallonge, certains passages sont un peu lassants, un peu longs (Kaichou Wa Maid-Sama! par exemple, ou L-DK, …), mais pas ici.
Donc Tohru est pour moi un des points forts du manga, un personnage qui m’a marquée (et que j’ai eu envie de secouer un peu parfois…). Elle prend beaucoup sur elle sans jamais se plaindre et c’est ce que j’admire le plus chez elle. Elle fait rarement preuve d’égoïsme, et quand elle le fait, ce n’est même pas en pensant à elle (je pense à ce passage du tome 19 où elle pousse Shigure quand il parle de façon négative à propos de Kyô).

Les personnages secondaires

Ce que j’aime le plus dans un shôjo, ce sont les personnages et leur psychologie. Voilà pourquoi des personnages secondaires très travaillés, qui ne sont pas là juste pour faire avancer le couple principal, constituent une des raisons qui font qu’un shôjo puisse avoir un impact sur moi. Avec Fruits Basket on est servi. Et si on est sensible et/ou empathique, impossible de ne pas être touché par la détresse, la tristesse, le soulagement, et toutes les émotions engrangées par ce manga. Tous les personnages ont leur propre histoire, tous ont un passé et des projets pour le futur, que l’auteure nous communique. J’aime aussi le fait que l’auteure ne nous cache rien, tout n’est pas rose dans le manga, elle lui donne une part sombre réaliste – avec des craintes mais aussi de l’espoir – et on sent qu’elle ne nous prend pas pour des imbéciles.
Et, je l’avoue, j’étais amoureuse de Kyô

FB5

L’émotion

Je suis passée par tout un panel d’émotions avec ce manga, l’auteure aborde beaucoup de thèmes. Chaque tome nous apporte son lot de tristesse et de joie, de rires et de larmes. J’ai pleuré quand j’ai découvert l’histoire entre Kana et Hattori, j’ai pleuré en apprenant l’histoire familiale de Momiji, j’ai ri devant la bêtise d’Ayame, j’ai ri devant les sautes d’humeur de Kyô, j’ai eu un grand sourire en lisant le début de l’amitié entre Tohru et Uo, j’ai été émue à chaque fois que Tohru touchait l’un des Soma. A travers tout ça, elle me touchait moi, c’était comme si elle pansait mes propres blessures.
Toutes ces émotions procurées par ce shôjo m’avaient alors donné envie d’en lire plus. Dans ma culture shôjo, Fruits Basket est au sommet.

 

Et Full Moon Wo Sagashite alors ?

OFMWSn remarquera que j’ai ici beaucoup parlé de Tohru ^^ En parallèle à Tohru, un autre personnage, d’un autre manga, m’a touchée. Mitsuki, de Full Moon Wo Sagashite, que j’ai découvert à la même époque, quelques semaines après Fruits Basket. Ce manga, je l’ai découvert presque en même temps que Fruits Basket, c’est pourquoi j’ai eu énormément de mal à les départager… (d’autant plus que les auteures sont mes deux mangakas favorites, avec une légère préférence pour Arina Tanemura). J’étais en premier lieu très très très sceptique sur le manga, je me disais “aaah mais c’est nul, on sait déjà qu’elle va mourir, je n’aime pas ce thème”. Sauf qu’on avait voulu regarder un AMV sur Takuto et Mitsuki avec ma sœur, par curiosité… On s’est ruées sur les volumes ensuite, puis sur l’anime ! Fruits Basket est le sujet principal ici, mais je ne peux m’empêcher de faire cette petite parenthèse. Mitsuki avait mon âge, elle faisait preuve d’une grande maturité, mais en même temps… Elle pouvait aussi se montrer enfantine et surtout égoïste, et j’aime beaucoup ce contraste chez elle : elle est mature mais elle nous rappelle par moment qu’elle n’a que 13 ans.
Donc ce manga m’a marquée par son approche de la mort, par son optimisme face à ça. Bon, et j’avoue que j’étais aussi amoureuse de Takuto ♥. J’avais même créé un skyblog à son nom haha (mais mon premier skyblog, c’était sur Fruits Basket).

Par ailleurs, Fruits Basket et Full Moon, c’est aussi l’époque où j’ai eu pour la première fois un accès à Internet (en très bas débit malheureusement, mais ça ne m’a pas empêcher d’écumer sites et forums pendant des heures) et où j’ai intégré une “communauté”, où j’avais l’occasion de partager en ligne mes coups de cœur (blogs, MSN, forums…). Donc forcément, ça a beaucoup impactée ma vie : j’ai lié des amitiés (souvent éphémères mais aussi durables), j’ai découvert de nouvelles choses, et j’ai trouvé un endroit pour m’exprimer, ce qui m’a aidée à m’affirmer un peu plus dans la vraie vie. Et je dois tout ça à Fruits Basket, en grande partie (et à Détective Conan, qui a été le point de départ de tout ça) car je n’arrivais plus à contenir mes émotions – elles débordaient – et qu’il fallait que j’échange sur le manga avec d’autres passionnés.

Et maintenant, je n’ai qu’une envie : revoir l’anime !

FB1

Si vous souhaitez vous aussi participer à la Semaine du shôjo, n’hésitez pas à faire un tour sur le site du Club Shôjo et à découvrir quel est le shôjo (jôsei ou yaoi) qui a eu le plus d’impact dans la vie des autres participants :